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   Les Tribulations de                  Pierrette Bourge

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5 juin 2014

Complexe d'abandon, Danyel Gérard et grenier de plein air

Bonjour bonjour,

Comment allez-vous? Hum... Et si on faisait comme si je ne vous avais pas oublié et que mon dernier article datait d'il y a une petite semaine, hein? Vous en pensez quoi? Aprs tout, personne n'aime trop l'idée d'avoir été abandonné lâchement... Ca donne une mauvaise image de notre relation que nous avions pourtant tissé à force de plaisanteries et de jeux de mots habiles, d'anecdotes savoureuses et de chutes inattendues. Si si, je parle de ce blog, voyons. Vous souvenez vous quand, lors d'un dîner mondain, une personne faisait référence à l'espace interdigitale (diable, je ne veux rien savoir de vos dîners mondains!), vous donniez un coup de coude discret et complice à votre acolyte qui, avec un clin d'oeil, murmurait (faisait fi des autres participants de votre petite sauterie) : "han, mais trop ouais, Pierrette Bourge, elle trouve que c'est une partie du corps hyper intime"!

Et oui, (petit air de violon, tendrement nostalgique) vous et moi, c'était ça.... C'était vos yeux qui parcouraient mes lignes, c'était votre souris qui cliquait affectueusement sur J'aime, c'était vos sourires indulgents face à mes calembourgs maladroits, c'était... Mais virez-moi ce foutu violoniste!

Bref, ne vous sentez pas coupable de ce silence, vous n'y êtes pour rien, vous êtes toujours parfaits, mes agneaux. C'est juste... la vie..., et tout ce temps qui passe et qui ne se rattrape guère... Barbara, file dans ta chambre, on essaie d'avoir une conversation d'adultes!

Le temps, donc. En voilà une belle excuse, non? Au fur et à mesure que j'avance en âge, j'ai l'impression que les heures ont de moins en moins de minutes, ou les jours de moins en moins d'heures, ou les minutes de moins en moins de secondes, ou les- bref, vous avez compris l'idée.

Sauf que plus j'avance en âge, et plus j'ai de trucs à faire. Mais bon, c'est la même pour tout le monde, j'imagine. Je ne peux pas être exceptionnelle en tout, hein, au risque de vous décevoir...

 

Bon, maintenant que tout ça est réglé, on peut peut-être reprendre notre conversation. Mais si, vous savez, l'histoire des travaux, tout ça, le grenier...

Je vous avais dit que les travaux ne pouvaient pas commencer tant que tous les copropriétaires n'avaient pas payé? Que j'avais réussi Dieu sait comment (ma banquière sait aussi, mais parce qu'elle est pas si éloignée de Dieu que ça! Et bim, un gros blasphème dans ta face) à payer les trois appels de fond d'un montant équivalent chacun à 2/3 de mon salaire (oui, vous comprenez mieux pourquoi ma banquière est presque assise à Sa droite) ?

Et je vous avais dit que j'étais pas la seule mais presque à avoir réglé ces appels de fonc dans les temps, et que les travaux, prévus au 15 février, n'avaient toujours pas commencé le 15 mai?

Et que s'est-il passé au mois de mai-fais-ce-qu'il-te-plaît? Et bien, oui, il y a eu des ORAGES! Des gros orages, avec force pluie horizontale et vent violent de tramontane (juste pour le plaisir).

Petite musique pour détendre l'atmosphère électrique (pour ne pas dire orageuse) de ce passage : j'ai nommé Danyel Gérard avec son tube inter planétaire : Il pleut dans ma maison! Si, si écoutez-le, c'est trop mignon... "hin hin, oh oui"...

Voilà.

Véridique.

La preuve :

22,rue candillac - 30

Et aujourd'hui, il y a un grand soleil!! Heureusement, car en haut... c'est comme ça :

IMG-20140605-00838

Et ouiiiii! Les travaux recommencent!!!

Bon, sur ce, je vais aller encourager un peu les couvreurs! Allez, salut!

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10 avril 2014

Daniel Mermet, sirop contre la toux et caravane palace

Mes chers amis,

 

Tout à l'heure, en rentrant du boulot, j'écoutais France Inter et c'était Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet (oui, j'ai débauché très tôt aujourd'hui mais c'est parce que je tousse trop fort et que ça dérange les camarades des bureaux d'à côté. Non pas qu'elles n'entendent plus leurs interlocuteurs au téléphone, mais, en tant que femmes d'un certain âge, chaque quinte de toux leur déchire le coeur, et réveille en elles un sentiment maternel de protection médicamenteuse et les pousse à venir me vanter les mérites du sirop "tue-toute-ta-toux" et autres pastilles Valda qu'elles extirpent de leurs sacs à main en crochet. Du coup, le temps qu'elles cherchent les dites pillules dans leur fatras qui sent la poudre de riz, au milieu duquel trône le dernier exemplaire de Nous Deux, et bien, elles sont pas à leur poste, et ça, Mademoiselle, ça fait pas avancer la productivité alors allez répandre vos miasmes tuberculeux dans un autre secteur, merci par avance.

Non, rassurez-vous, je me permets quelques écarts avec la réalité. En effet, comment saurais-je que le fatras des sacs de ces mesdames sent la poudre de riz, puisque je n'ai plus aucun odorat? Mais bref, je m'égare et perd le Nord (tentative lamentable pour faire un jeu de mot en hommage à De Groodt, à mon père, non De Groodt n'est pas mon père, merci de suivre, ça me faciliterait la tâche).

Daniel Mermet, donc. Ou non, plutôt son émission. Et particulièrement son émission d'aujourd'hui, qui portait pour titre "Il vaut mieux un petit boulot que pas de boulot", citation de Pascal Lamy, socialiste.

Daniel, donc, (oui, je ne préciserai pas "pour les intimes" comme le veut la coutume, puisqu'apparemment, tous les auditeurs l'appellent Daniel. A moins que les auditeurs ne soient intimes avec lui. Dans ce cas, je suis intime avec Daniel. Mince alors, qui aurait pu dire que j'allais vous dévoiler autant de vie privée d'un coup!), Daniel l'intime donc, s'insurgeait contre ce Pascal Lamy, pas du tout intime (et c'est pour ça que je l'appellerai Pascal Lamy (vous avez l'air perdu. C'est juste le manque d'habitude. Rassurez-vous, ça va revenir) qui se trouve être l'ancien directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Le sujet de l'émission, c'était dénoncer l'entreprise qui embauche des gens pour la distribution d'annuaires "Pages Jaunes". Ou plutôt de dénoncer le travail précaire. La grande question, c'est comment certains employeurs embauchent des gens en-dessous du SMIC. Et pourquoi certains travailleurs acceptent ces conditions de travail. Cette entreprise dont j'ai oublié le nom (parce qu'elle en change régulièrement, vu qu'elle est parfois condamnée) sert d'exemple dans l'émission, parce que c'est effectivement assez hallucinant. Et puis, comme Pascal Lamy a sorti cette fabuleuse phrase* il y a quelques jours, et bien, aujourd'hui, on parle presque d'actualité sur ce blog! Incroyable, non?!

File:Annuaire.jpg

Si je réagis aujourd'hui, c'est parce que pendant tout mon chemin (c'est-à-dire toute la durée de l'émission, d'où l'intérêt de débaucher à un horaire pile. D'habitude, c'est l'émission Jour de Fred, mais bon, je me plains pas...), j'ai repensé à cette période de ma vie où j'ai distribué les annuaires !

Aaaah, j'étais jeune à l'époque, naïve, insouciante, mince, je me contentais d'un rien (merci de mettre une petite musique légèrement nostalgique comme fond, genre ça mais pas exactement parce que c'est déjà pris), et je ne passais pas à côté des choses simples, tel un sale boulot mal payé, une caravane dans un champ. Et oui, c'était ça la vie en .... 2004... Oui, bon, ça va. Vous voulez que je vous raconte ou pas?

Virez moi cette musique d'abord, elle me fout un peu le coup de mou. Merci. Donc j'ai distribué des annuaires. Et j'ai habité une caravane. Il n'y avait pas forcément de lien de cause à effet, mais disons que le job de distributeur d'annuaires ne m'a pas aidé à sortir de mon champ.

Ceci dit, dans mon souvenir, c'était une période assez festive. La caravane était sur un champ près d'un cours d'eau pure. On partageait le champ avec un mobilhome (version luxe de la caravane), un cheval (version luxe de l'âne) et beaucoup de scolopendres (version luxe de..non, je vois pas). On mangeait les canards qui ne manquaient pas de s'électrocuter sur la ligne à haute tension qui passait au milieu du champ.

On faisait la vaisselle, la lessive, la toilette dans le cours d'eau (jusqu'à ce qu'on investisse dans une pompe!! Ca ne change rien à la température de l'eau, mais elle sort d'un robinet, ce qui donne l'impression de vivre au XXIè siècle et plus à l'âge des cavernes), c'était bucolique et revigorant.

Bon, ça va qu'il a fait beau, et que ça a duré que quelques mois, hein. Et puis y'avait des moments un peu relou genre les voisins qui appellent les gendarmes parce que les caravanes font toujours un peu peur et que la loi sur les habitats légers tarde à voir le jour, et qu'on est victime de ses clichés, bref, c'était une expérience de vie.

Et les annuaires là-dedans ? J'y viens, j'y viens. Pour résumer, les annuaires, c'était (même si, vu ce que j'ai entendu à la radio, ça n'a pas trop changé depuis 2004) :

- l'entretien d'embauche de groupe dans un hangar, à côté d'une montagne d'annuaires (ça met dans l'ambiance), avec comme questions "t'as des papiers? t'as le permis? t'as la voiture?"

- la signature immédiate d'un contrat, rempli à la main appuyé sur les fameux annuaires

- la distribution d'un listing par secteur (dans mon monde archi-rural, je crois que j'avais en charge trois communes)

- le remplissage de la voiture avec tes petits bras (ça met dans l'ambiance bis) avec une préconisation : "mais non, t'es pas en surcharge là! Dédé, il arrive à mettre plus du double de ce que t'as, alors j'vois pas pourquoi tu pourrais pas! Et là, sur ton siège passager-là, vas-y empile! Et t'as qu'à t'en mettre sous les fesses aussi; comme t'es pas bien grande, ça sera pas un problème!", suivie d'un "de toute façon, on te paye pas les allers-retours jusqu'au dépôt alors... et puis tu vas pas nous faire chier à venir charger tous les quatre matins"

- la distribution : de préférence en mains propres, sinon dans une boîte aux lettres agrée grâce au pass (1/3 des habitations a une boîte aux lettres agrée), sinon dans un sac "pages jaunes", bien emballé (s'il pleut et que l'annuaire arrive mouillé, c'est comme s'il n'avait pas été distribué), avec un avis de passage rempli dans la boîte aux lettres ou sous la porte, et disposé de manière visible pour le destinataire mais pas visible pour les voleurs d'annuaires (!!).

- le paiement au nombre d'annuaires distribués à raison d'une dizaine de centimes par annuaire. Pour atteindre le SMIC horaire, il fallait donc distribuer environ 70 annuaire de l'heure (à peu près), soit plus d'un annuaire par minute. Comptez un peu les trajets pour vous rendre jusqu'aux habitations du listing (tout le monde n'a pas droit aux annuaires!), vous perdre car les listings de France Télécom ne sont pas forcément à jour (et qu'à l'épouqe, point de GPS), remplir l'avis de passage, mettre l'annuaire dans la boîte aux lettres ou dans le sachet, etc...

- et c'est aussi la fameuse menace du CONTROLE : Pages Jaunes appellent 5 personnes figurant sur le listing pour vérifier qu'ils ont bien reçu l'annuaire, en bon état, et s'ils étaient présents lors de la livraison, si celle-ci s'est bien faite en mains propres...

Une expérience donc. Et je ne parle pas des amortisseurs de la bagnole, des biceps de malade que j'ai pu acquérir en trois semaines... et de ma connaissance parfaite des boîtes aux lettre des  372 abonnés France Télécom de Trifouille-la-Grenouille.

J'ai pas de chute à cette anecdote mais je vous laisse prendre connaissance de cet article du nouvel Obs. Et aussi de cet extrait de la Cour d'Appel d'Angers d'un salarié qui a réussi à gagner son procès au bout de plus de six ans de procédures.

 

* Pascal LAMY : "Je sais que je ne suis pas en harmonie avec une bonne partie de mes camarades socialistes, mais je pense qu'il faut, à ce niveau de chômage, il faut aller davantage vers de la flexibilité et vers de sboulots qui sont pas forcément payés au SMIC."

4 avril 2014

Boîte à vampire

Tiens, ça faisait longtemps que j'avais pas mis quelques trucs dans cette rubrique !

Voici donc une boîte pour les amateurs de Twilight, Anne Rice, Dracula et autres créatures de la nuit qui sucent le sang des honnêtes gens à leurs heures perdues...

Alors, je vous le concède, la nana est tellement mal habillée qu'on se dit presque que le vampire a fait une bonne action.

Boîte en pin peint (Pimpin!... pardon), tapissée de velours violine, ruban de satin noir. Personnages en papier mâché et têtes en argile, habillés de tissus de récupération.

La boîte est fermée par une "vitre" en plexiglas qui peut s'ouvrir (attention, ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans, contient de petites pièces qui peuvent être ingérées, et puis, franchement, vous trouvez pas un peu glauque de faire jouer des bébés avec un vampire et une victime sanguinolante?)

Et puis, bon, sinon, vous pouvez l'acheter, hein...

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22 mars 2014

Abonnés absents, gibbon et "aaah ben c'est pas trop tôt!"

Hey!

Comment ça va, vous?

Bon, alors, non, je vous ai pas abandonnés... enfin, si, un peu mais bon, c'est pas non plus comme si mes messages de blog étaient essentiels à votre survie, hein... Je l'ai bien espéré (un bref moment, quand même, parce que je ne vous veux pas de mal), mais non, j'ai du me résoudre. A défaut de boire mes mots, vous avez continué à vous nourir de pâtes carbonara nourriture plus digeste et plus roborative (j'aime bien le côté robot de ce mot alors qu'un robot n'a rien à voir avec la choucroute. Néanmoins un plat autre que la choucroute peut également être roboratif.).

Pas d'abandon donc. Vous me manquez régulièrement, même. Ca vous rassure pas? Et bien, ça devrait pourtant.

D'ailleurs, je tiens à remercier profondément Dominique qui a réussi à me faire assez culpabiliser (mais de la bonne culpabilité, hein. C'est un merci sincère) pour que je sorte mon nez quelques minutes de mon quotidien pour écrire un peu ici.

Bon, donc, en repensant à ce blog aussi nécessaire que désert, l'expression "aux abonnés absents" m'est spontanément venue en tête, suivie d'une curieuse nostalgie... Nostalgie? Allons bon, mais qu'est-ce qui lui prend? Pas nostalgie de l'époque où j'écrivais un à deux posts long comme le bras d'un gibbon, non. Attendez, ne soyez pas impatients, je m'explique.

Gibbon

D'un coup, en même temps que la fameuse expression, m'est venue l'idée que les gens qui appellent leur correspondant au téléphone n'entendront plus jamais cette phrase "aux abonnés absents".

Alors, pour ceux qui se demandent ce que c'est l'origine de cette expression, voilà ce que j'ai trouvé (sur ce site : http://www.expressio.fr/expressions/etre-aux-abonnes-absents.php ) et qui coulait sous le sens pour moi :

"À cette époque, pas si lointaine que ça, puisqu'on trouvait encore en France des opératrices téléphoniques au moins jusque dans les années 1960, lorsqu'un abonné au téléphone s'absentait de chez lui un bon moment, il ne disposait pas encore de répondeur chargé de prendre les messages, mais il avait la possibilité de signaler son absence au service des abonnés absents. Ceci permettait à l'opératrice chargée d'établir la communication avec le numéro de l'absent d'informer l'appelant que son interlocuteur n'était pas joignable."

La nostalgie était donc un peu la même que quand je pense à la mire, à A2 A2 Passionément, et à Santa Barbara (dis moi pourquoi tu vois j'ai le mal de vivre) SAUF QUE ... (et oui, il faut bien un peu d'action dans cet article déjà tressautant d'émotions)..

  (je trouve quand même que la mire, c'est graphiquement une tuerie, non?!)

sauf que, je disais donc, je n'ai jamais connu ce service des abonnés absents. Moi j'ai plutôt vécu l'arrivée des consoles Nintendo (un jour, je vous raconterai la fois de ma vie où j'ai le plus crâné si on excepte le jour où j'ai eu mon bac bien sûr mais pas aujourd'hui parce que je suis attendue ), le fameux téléphone fixe (avec un numéro à 8 chiffres et la panique général quand on a du ajouter un 0.... devant) avec les copines qui appellent (et demandent poliment "bonjour madame, est-ce que Pierrette est là s'il vous plaît?" et maman qui répond "oui, mais on va bientôt passer à table alors pas trop longtemps" pour glisser à papa "mais qu'est-ce qu'elles peuvent se raconter encore? elles se sont quittées y'a deux heures, rhooo, je t'en foutrais des pipelettes pareilles..!!") et  le frangin qui trépigne parce que lui aussi attend un coup de fil et maman qui râle parce que le dîner va être froid)...

Etrange, non, cette nostalgie ? Donc, la question est : ce qu'on n'a pas connu peut-il nous manquer ?

Vous avez deux heures, et ne copiez pas sur votre voisin.

Allez, bisous!

 

 

15 janvier 2014

Quenelles, Julie Gayet et hahaha, vous y avez cru??!

Alors, dans un premier temps, je souhaiterais vous souhaiter rrraaah flûte, je me disais bien que ça serait pas si facile que ça, humhum, reprenons.

Donc. Tout d'abord. Prenons le commencement du début afin d'aborder les prémices d'un nouveau départ. Janvier, quoi.  La nouvelle année, tout ça tout ça.

Bon, paraît que la tradition veut qu'on ait tout le mois pour envoyer ses bons voeux, histoire que la Poste ait le temps de perdre quelques cartes ornées de sapins, de bonhommes de neige et de joyeux Pères Noël(s?).

Le problème, c'est que moi, j'oublie toujours que j'ai un portable les nuits de folie (et en général, la nuit de la St Sylvestre, je suis rarement vautrée sur mon canapé à manger des coquillettes (même si je le concède, ça a du m'arriver (ou du moins, j'aurais encore préféré que ça m'arrive mais bref) attends y'a combien de parenthèses ouvertes là?) ah oui, encore une)... donc je reçois des messages à l'orthographe approximative (vu l'heure tardive et l'imbibation alccolique, je n'y prête guère attention quand je vois les messages le lendemain) de bonne année auxquels je ne réponds pas vu que je n'ai pas mon téléphone (je répète pour ceux qui s'étaient perdus dans la myriade labyrinthique des parenthèses)

Or le lendemain, quui suit donc la nuit de folie, je ne suis pas en pleine possession de mes capacités. J'ai parfois la bouche pâteuse et la digestion capricieuse, souvent un cerveau beaucoup trop gros pour ma boîte crânienne, et pratiquement tout le temps envie de me vautrer sur mon canapé et de manger des coquillettes (et donc pas du tout la motivation pour répondre "bonne année"). Je sais, c'est pas beau de commencer l'année comme ça. Par contre finir l'année précédente avec un chapeau de cow-boy à paillettes en dansant le rock sur un fond de mambo dans un bar rempli d'amis, je sais pas si c'était beau mais c'était super drôle !

Donc si vous faites partie des 14 personnes à qui j'ai envoyé mes voeux, vous êtes sacrément béni! Et c'est la promesse d'une belle année qui commence,  je vous le garantis!

En plus, on espère toujours qu'on souhaitera tout bien comme il faut et on se retrouve souvent à faire une méga bourde genre :

- bonne année et la santé surtout à quelqu'un qui vient d'apprendre qu'il a une maladie grave

- bonne année et tout plein d'amour à quelqu'un qui vient de se faire lourder

- bonne année et tous plein d'argent à quelqu'un qui est déjà riche.. (ben oui, il aurait mieux valu lui souhaiter autre chose, parce que là c'est du gachis...)

- bonne année et que le cul te pèle (oui, je crois que c'était à la mode dans les années 80s. Si quelqu'un a une explication à cette expression, je suis preneuse!)  à quelqu'un qui souffre d'hérythème fessier

- bo néné à Jane Birkin

Bref, vous avez compris.

Heureusement cette année 2014, ça ne rime avec rien. C'est pas comme 2013, merci le cadeau, on a eu droit à des rimes à la mayonnaise, du pèze, du balèze, de la baise, de la braise et c'était pas si poétique, je vous l'dis.

Donc, je vous épargnerai mauvais calembourg et rimes bancales en vous souhaitant sobrement (c'est tellement tout moi, ça) une très belle année 2014 et que le cul vous pèle et mes meilleurs voeux pour tout ce que vous voudrez (ça ne mange pas de pain).

 

Et puis je vous épargnerai aussi un billet sur les quenelles, les Présidents de la République qui veulent pas parler de leur privé mais que, quand même vous en saurez plus en achetant Gala la semaine prochaine, le Dakar, The Voice...

Par contre, j'ai une info terrible pour vous. Attention, roulement de tambour...

...

...

...

(j'avais déjà utilisé ce stratagème il y a fort fort longtemps..

...

et ça m'avait autant fait rire qu'aujourd'hui! C'est fou, non? Ca pourrait devenir une de mes blagues récurrentes! Ca changerait de "c'est deux muffins dans un four. Y'en a un qui dit "pfiouuu, il fait chaud", et l'autre s'écrie "aaaah, un muffin qui parle!"...)

File:Birthday candles.jpg

... Ben ouais, vous vous en fichez peut-être, mais mon bébé-blog, il a un an aujourd'hui.. Et ouaaaais ! (et 52 personnes qui l'aiment sur Facebook. La classe? Mouais, pas sûr)

Allez, bisous! J'vais lui faire souffler sa bougie!

 

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23 décembre 2013

Boris Vian, de haut en comble et Petaouchnock

Je vous ai déjà parlé de mon faible pour les expressions détournées de Nabila ? Oui. Même si je préfère celles qui sortent de bouches un peu moins repulpées au Botox, mais c'est un goût tout à fait personnel. C'est juste que j'ai l'impression que les mots sont toujours plus vulgaires quand ils sortent de limaces imprégnées de gloss irisé. Ca me fait toujours penser au conte où la pauvre et gentille jeune fille crache des pierres précieuses alors que sa demi-soeur pestouille, pimbêche et feignante dégueule des vipères.

D'après WikiMonAmi, il s'agit du conte Les Fées, tiré du recueil Les Contes de la Mère l'Oie de Perrault. Voilà pour la page Culture. Je vous en prie, c'est toujours un plaisir.

Donc, les expressions détournées, il en existe un paquet et c'est d'ailleurs un jeu assez amusant. On connaissait déjà "c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres" (popularisée par Gad Elmaleh dans la Vérité si je mens), "Noël au scanner, Pâques au cimetière" (merci Desproges), "Ne remets pas à demain… ce que tu peux faire après-demain" (d'Alphonse Allais, mort en 1905 certainement d'une crise de procrastination aigüe, qui se trouve être aussi un écrivain, humoriste et journaliste qui a eu le premier l'idée de Paris-Plage, et qui... bon d'accord, je vous en parle un autre jour, sinon on s'en sortira pas. Ah, ça vous intéresse? Alors attendez, je saute une ligne, ce sera plus lisible.

De rien.

Alphonse Allais, donc, il a aussi écrit un recueil de contes en 1983 qui s'appelle "le Parapluie de l'escouade" dans lequel il n'était question ni de parapluie ni d'escouade. Et puis, ses lecteurs se sont plaints de ça (oui, y'avait déjà des mecs chiants et pas drôles à l'époque, toujours à se plaindre de trucs dont on se fout éperduement) et donc il a fait un nouveau recueil de contes qui portait pour titre "Pour cause de fin de bail" avec l'explication suivante :

« J’ai intitulé ce livre Pour cause de fin de bail, non pas qu’il y soit question de rien qui effleure ce sujet, mais simplement parce que je vais déménager au terme d’avril prochain. Je devais cette explication au lecteur, je la lui ai donnée. Nous sommes quittes. L’auteur. »

Un gars drôle quoi. Et cette histoire de titre a inspiré Boris Vian pour "L'Automne à Pékin",  un roman à propos d'un désert qui n'a rien ni de pékinois ni d'automnal dans lequel on veut construire une voie de chemin de fer. Voilà voilà. ) 

Et puis, au détour de plusieurs sites internet, j'ai découvert plusieurs expressions détournées qui me plaisent beaucoup, largement autant que " nan mais allô, méfie toi du loup qui dort quoi". Par exemple :

- Une seule lettre vous manque et tout est épeuplé (Philippe Geluck)

- Bien mal acquis ne profite qu'après (Coluche)

- la bible ne fait pas le moine

- Ne pas y aller avec le dos de la main morte

- Au pays des borgnes, les cyclopes sont aveugles

ou encore C’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres.

Et puis j'ai entendu de la part d'un gars dans la rue ... d'une vague connaissance ...bon ok d'un pote :

- J'ai regardé de haut en comble mais je sais plus trop où je suis garé. Ou alors c'est à Pétarouchnok...

Pas mal, hein? Non, mais on s'en fout s'il a retrouvé sa voiture, c'est pas ça la question. C'est surtout que du coup, je me suis demandée d'où venait l'expression à Petaouchnok. Oui, je sais, c'est de plus en plus long pour en arriver à la problématique de l'article. Mais donc d'où vient-il ce mot aux consonnances exotiques voire transsiberiennes ?

Petaouchnok, c'est l'équivalent de Trifouillis-les-Oies ou du Diable-Vauvert (là aussi, y'a des explications!!), ou de Pitchipoï en yiddish, même si le Pitchipoï en question était plutôt utilisé pendant la seconde guerre mondiale par les juifs comme "destination" des convois ( « “ Pitchipoï ” un nom étrange qui sonnait mal à nos oreilles, nous juifs provençaux bercés dès notre enfance par le patois méridional de Mémé Cohen dont le mari était aconier, un métier typiquement marseillais, avec sa barque de ravitaillement destiné aux bateaux du port de Marseille. C'est à Drancy, le camp de transite où notre famille fut internée, que nous devions faire connaissance avec ce mot de Pitchipoï. Nous ne pouvions en connaître l'origine : la culture yiddish polonaise dans laquelle il désigne un petit village imaginaire. Nous ne savions encore moins ce qu'allait être la réalité de cette destination inconnue des internés de Drancy. Lorsque nous la découvrîmes, tout espoir s'évanouit : c'était Auschwitz ! » Extraits de "J'ai eu seize ans à Pitchipoï" de Denise Toros-Marter. Peut-être pas très gai, mais ça a l'air très intéressant comme livre).

Donc, pour Petaouchnok, j'ai trouvé ça comme explication :

"Il existe l'expression de la cour du roi Pétaud ou Péto qui est synonyme de pauvreté et de désordre, d'anarchie.(...) Tout cela remonte à la Renaissance. La deuxième partie s'analyse plus aisément à partir de la célèbre chanson alsacienne « Hans im schnokeloch » (Jean dans le trou à moustiques) qui
donne notre schnock ou le premier gus venu et parfois un type ridicule (1863). L'idée de désordre et celle de trou perdu s'allient alors."

Sachant que dans mon encyclopédie de 1932, je trouve pour Petau ou Peto que c'est aussi un paysan saintongeais qui a participé à une obscure révolte au milieu du XVIè siècle. Peut-être que ça n'a aucun rapport mais avouez qu'on est un peu dans le sujet avec notre paysan de la Saintonge, non pas que j'ai quoi que ce soit à reprocher aux Saintongeais, ils sont vachement sympas quoique parfois un peu susceptibles, mais bon si je vous dis pas où c'est la Saintonge, là comme ça, vous pouvez me dire où c'est? Vraiment? Sans même googler? Ben vous êtes balèze. Ou Saintongeais. Bref.

Sinon, paraîtrait que Petaouchnock, c'est un mot inventé de toutes pièces pour imiter Petropavlovsk, une ville très lointaine du fin fond de la Russie. Je l'ai cherchée, elle est là :

petaouchnok

Au pays des borgnes, les cyclopes sont aveugles
Au pays des borgnes, les cyclopes sont aveugles

et effectivement, c'est à Petaouchnock. Même si on perd un peu la connotation de "trou du c.. du monde " parce que y'avait quand même près de 195 000 habitants à Petropavlovsk en 2010. Presque l'équivalent de La Rochelle (en Saintonge, donc), mais beaucoup plus que Mende (en Lozère, 16 455 habitants) ou Guéret (dans la Creuse, 77 082 habitants) qui sont les chefs-lieux des départements les moins peuplés de France.

Bon, et sinon, pour le Diable Vauvert, ben Pascal du site projet-voltaire.fr nous livre plusieurs explications assez convaincantes que même que ça sert pas trop que je répète, vu que je lui accorde toute ma confiance (et que cet article fait déjà vingt pages de long. Oui, c'est ma manière de vous épargner. Tout à fait dans l'esprit de Noel, quoi.)

Et sinon, y'a un mec qui a cherché où était le trou du c.. du monde. Ben, c'est là.

trouduc

Et voilà la preuve. De rien, c'est cadeau! Ben ouais, c'est Noël, quoi !

Allez, bisous! Et joyeux Noël !

 

16 décembre 2013

Calendrier de l'Avent, friture et fêtes mercantiles

Alors comme promis, j'ai fait des recherches succintes sur l'Avent. Pour quelle obscure raison ? Facile.

Je discutais avec un ami des fameux calendriers en carton, mais si vous savez, ces trucs affreux qu'on achète le 6 décembre 30 novembre à Dild et qui comportent des petites cases à ouvrir soigneusement mais que les pointillés sont si mal découpés qu'on finit toujours par en arrancher une ou deux. Ce qui n'est pas si grave au vu de la piètre qualité décorative de l'objet, mais qui finit toujours pas faire brailler le gamin que vous aidiez parce que, quand même, on a passé l'âge des calendriers de l'Avent, surtout que la "surprise" (en fait de surprise, c'est toujours invariablement un chocolat dans un papier coloré, tu parles d'une surprise!) cachée derrière la petite fenêtre ornée d'un numéro est pas assez bonne (ou surprenante) pour que ça vaille le coup de s'acheter son propre calendrier de l'Avent.

 

Et pourquoi il braille, ce gosse ? Est-ce qu'il s'imagine que la merveilleuse surprise si dégueulasse surprenante va changer de goût sous prétexte que le carton est un peu déchiré, hein? Ou est-ce qu'il se dit que le Père noel va pas passer parce qu'il prendra ça comme un outrage personnel contre son dernier outil de communication? Il a peut-être pas tort, mais dans ce cas là, qu'est-ce qu'il perd, hein? Les cadeaux d'un Père Noel Dild, oh, ouin ouin, ça vaut le coup de pleurer, franchement?! Bon, je sais que j'ai l'air de m'emballer, là, alors que je suis d'un calme olympien, mais j'ai un peu de rancoeur contre les calendriers de l'Avent de Dild... Mais aucune contre les calendriers qu'on fait soi-même, hein!

Surtout que bon, déjà que le Père Noel est une invention de Coca-Cola, hein, c'est assez mercantile comme ça, c'est vraiment pas la peine d'en rajouter  avec des bouts de carton et des bouts de chocolat tout ça pour faire soit-disant patienter des gamins alors que ça fait juste deux heures de négociation chaque soir (ou chaque matin selon les rituels de chacun) pour que le petit ange se contente de la case du jour et ne dévore pas tous les chocolats d'un coup !

Sauf pour certains gosses qui sont plus fourmi que cigale. Mais si, ceux qui parviennent à conserver leurs chocolats de Pâques dans leur table de nuit comme un trésor d'une valeur inestimable. Moi, j'étais comme ça. Je mangeais en premier les oeufs emballés dans l'aluminium (et je lissais avec mon ongle le papier, et je le gardais aussi... Bon, j'avais déjà des tendances au syndrôme de Diogène), et en dernier la "friture" avec un faible pour les langoustines. Enfin, j'aimais bien aussi les tortues. Quoique, à la réfléxion, je préférais peut-être les tortues... Bon, bref, je ne sais plus trop mais je me souviens que je les gardais si longtemps qu'ils finissaient par avoir un goût un peu mentholé.

Et que c'était le moment que je choisissais pour les refiler à mon petit frère, faisant ainsi passer pour un geste touchant de générosité un vieux réflexe de radine qui se dit qu'il vaut mieux que ça aille à quelqu'un que de finir à la poubelle. Encore aujourd'hui, parfois, je m'en veux un peu, et je me mens un peu à moi même en me disant que ça lui faisais peut-être plaisir d'avoir des chocolats... Mais bon, aujourd'hui, je profite de ce nouveau média pour lui faire des excuses : pardon, Frangin, si je t'ai fait des cadeaux pourris et fourbes sous forme de chocolats de Pâques mystérieusement sortis de ma piaule autour de juin...ou novembre... Pardon, vraiment.

... Donc, voilà voilà, le chocolat, tout ça... Et je me suis encore perdue... Laissez moi le temps de consulter le début.. Ah oui, donc, l'Avent, les calendriers, tout ça tout ça.. Quand soudain, une question point (pas de coquille, il s'agit du verbe "poindre", je l'avais encore jamais utilisé au présent, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer) dans mon esprit.

Puisque l'Avent est avant Noël, pourquoi ça s'écrit Avent et pas  Avant ?

Ah ah, avouez que c'est confusant maintenant, n'est-ce pas? Est-ce que vous venez de googler Avent pour vérifier l'orthographe ?! C'est ça votre marque de confiance ?! Non, je plaisante, je l'ai fait aussi du coup. Et qu'est-ce que j'ai trouvé ? Et bien, oui, ça s'écrit bien qavec un "e" : AvEnt. 

Mais tout simplement parce que ça n'a rien à voir avec l'avant Noël. Ca vient du latin "adventus" qui signifie l'arrivée du Messie. Ben ouais, la Noyel c'est pas que le Père Noël hein! C'est aussi le p'tit Jésus. D'ailleurs, je me demande si on a inventé les cadeaux de Noël comme symbole du Cadeau d'un Messie. Genre le Père Noël c'est un peu Dieu, pis les hommes ils avaient mis sur leur liste "Cher papa noël, on aimerait bien un Sauveur parce que sinon y'a pas assez d'arbres pour construire une nouvelle arche et qu'on va tous finir noyés, bouffés par les sauterelles, ou je sais pas quel autre châtiment divin, alors s'il te plait, envoie nous un mec sympa qui pronera la paix dans le monde, nous apprendra à tendre la joue au lieu de frapper en retour, à partager et à aimer notre prochain, quitte à ce qu'il finisse cloué à une croix. Merci Papa Noël, et promis je serai sage".

Donc, vu que la Marie est enceinte jusqu'aux yeux, l'Avent, c'est la période où on regarde son bidon grossir en se disant "oh la la, mon Dieu, ça peut arriver n'importe quand, j'espère qu'elle a prévu sa valise pour la maternité", et où on se tient prêt si jamais elle perd les eaux, là, maintenant !

Et pour fêter ça, et nous faire patienter avant de voir la bouille de la petite crevette divine, ben maintenant, on nous fait bouffer des chocolats. Dans quel but exactement? Nous faire grossir comme la Marie par solidarité ? Je ne sais pas vraiment, même si je trouve l'idée assez sympa. Surtout qu'au Vème siècle, la période de l'Avent s'appelait aussi le jeûne de Saint Martin ! Tout le contraire de se goinfrer de chocolats donc!

Bon, voilà la réponse, même si sur WikiMonAmi, y'a tout un tas d'autres informations que j'ai drôlement la flemme de compulser aujourd'hui, mais promis je jette un oeil bientôt et je vous raconte si ça vaut le coup. Ou sinon, on a qu'à faire autrement : je vous file le lien et si y'a quelque chose de super cool, vous me prévenez. Considérez ça comme un cadeau avant l'heure, ou disons une "surprise" de l'Avent !

Allez, bisous!

 

12 décembre 2013

Cultures du Coeur, deux pour le prix d'une et Jeanne Calment (ça faisait longtemps!)

Suite à des tonnes de messages de protestation (3) de la part de mes multiples lecteurs (46 hier!!!), je vous en dis un peu plus. Vous êtes contents, là?!

Moi qui me disais que vous deviez en avoir marre des articles long comme la barbe du Vieux Bonhomme là haut, je me suis visiblement trompée. Je vous ai donc concocté une Foire Aux Questions sous forme d'interview qui, je l'espère, comblera toutes vos attentes.

- Alors, Cultures du Coeur, c'est quoi?

- C'est une association nationale, avec des antennes dans 40 départements, qui favorise l'insertion de public exclu en facilitant l'accès à la culture au sens large (c'est-à-dire aux activités culturelles, de sport ou de loisirs).

- Mais toi, tu travailles pour l'asso nationale?

- Non, je bosse à l'antenne départementale. Nous travaillons avec l'asso nationale, nous avons des comptes à leur rendre, mais nous avons notre propre asso. Un peu comme une chaîne, je crois. Mais je dois avouer que ce n'est pas la question qui m'a le plus intéressé pour l'instant.

- Bon, ok. Passons aux questions plus pragmatiques alors.

- Ouais, merci, c'est sympa de pas montrer à tous mes lecteurs que je me suis pas encore penchée sur tous les aspects de mon job. Fais plutôt en sorte que tout le monde se rende compte à quel point je suis efficace, intelligente, belle, talentueuse, drôle, curieuse, réfléchie...

- Ouais, ben si tu me laissais en placer une, je pourrais peut-être faire mon taf!

- ...

- Donc, l'asso départementale, comment elle fait pour favoriser l'insertion et blabla dont tu parlais tout à l'heure ?

- On négocie des invitations gratuites auprès de partenaires culturels du territoire et on en fait bénéficier des usagers de structures sociales.

- Des usagers de quoi? Explicite un peu, parce que là, moi, je suis larguée...

- Bon, t'es pas très maligne aussi. J'aurais du choisir un professionnel pour faire ce job, je crois bien. Tu sais, en général, on se documente avant de faire un interview...

- Est-ce que je dois te rappeler que tu m'as convoqué à la dernière minute?! C'est quand même toi qui as commandité l'interview, je te le rappelle!

- Oh ça va, hein. Est-ce que tu peux me laisser répondre à nos lecteurs?! Donc, une structure sociale...

- Ah, tu vois que nos lecteurs aussi, tu les perds avec ton jargon là! Madame a un travail, alors Madame se la pète avec ses termes professionnels histoire de nous prouver je ne sais quoi...

- ...

- ...

- *raclement de gorge*

- *ton radouci* Donc, tu peux expliquer ce qu'est une structure sociale?

- Et ben, euh, ça peut être un CHRS par exemple, un Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale, quoi. Ou un Centre Social, une Maison-Relais, un Atelier et Chantier d'Insertion. Ou un EHPAD... Je t'assure, je fais pas exprès, c'est juste que... Attends, si, je peux t'expliquer : une structure sociale, c'est un établissement qui reçoit des gens en difficulté, c'est mieux là? Une structure qui accueille des SDF, des personnes handicapées, des bénéficiaires du RSA et des minimas sociaux, des personnes âgées, des victimes, des personnes en situation d'addiction... Tu comprends?

- Un peu mieux, ouais. Donc une personne individuelle, comme moi par exemple, peut avoir des invitations gratuites?

- Non, pas en tant que personne individuelle. Il faut que tu fasses partie d'un établissement social, et que tu en sois un bénéficiaire, pas un salarié. Cela va sans dire, mais c'est mieux de le préciser, je pense.

- En fait Cultures du Coeur, c'est juste un relais entre des organisateurs de spectacles qui donne des places et des travailleurs sociaux qui les distribuent?

- Hum hum, c'est un peu réducteur quand même. Nous sommes un relais certes, mais un relais actif. Par exemple, il ne suffit pas qu'il y ait des places gratuites pour tel spectacle; encore faut-il donner envie aux bénéficiares d'y aller ! Dans les statistiques nationales, on voit que près de 30 % seulement des invitations sont réellement utilisées.

- Hein? Mais comment ça se fait??

- C'est toute la difficulté de notre travail. Le public exclu, qu'on appelle aussi public "empêché" (épargne moi le calembourg "en péché". Merci.), doit s'affranchir de nombreuses barrières, souvent symboliques, pour sortir de son univers et s'ouvrir à celui de la culture. Il y a la peur du regard de l'autre, l'impression de ne pas avoir droit à la culture, de ne pas être à sa place dans un musée, dans un théâtre, le sentiment que c'est un truc éllitiste, pour les riches ou les intellos... Et puis, il faut pas oublier que quand on est dans un département rural, il y a la difficulté des transports qui vient se rajouter là-dessus : pas ou peu de transports en commun, peu de liaisons entre les villes, etc... Et les personnes en situation de précarité ne sont pas nombreuses à avoir un véhicule, et encore moins à avoir de l'essence à mettre dedans pour aller se faire une journée au musée...

- En gros, la culture fait pas partie des priorités, quoi ?

- Ouais, en gros, c'est ça. Et c'est vraiment dommage, car les sorties culturelles c'est aussi un moyen de travailler sur des problématiques qui intéressent directement les travailleurs sociaux et les usagers.

- Vas y, développe...

- Ben par exemple, s'orienter dans un espace géographique donné (trouver la bonne adresse du spectacle), s'organiser (l'invitation est donnée sous forme d'un papier appelé "contremarque" que l'usager doit fournir en guise de paiement à la billeterie du spectacle), respecter les règles d'usage (éteindre son portable, s'habiller correctement...), tout ça, c'est des choses qui peuvent sembler basiques mais auxquelles il faut réhabituer des personnes privées de contact social. C'est peut-être plus sympa de faire ça pour aller à un concert que pour se rendre à un entretien d'embauche. Et pourtant, ce sont les mêmes "règles"... L'objectif est de redonner confiance à ces personnes, et aussi de leur permettre de se cultiver.

- Mais concrètement, c'est quoi tes spectacles? C'est des trucs chiants genre un concerto de musique classique?

- Alors, déjà, faudrait arrêter avec ces clichés "la musique classique, c'est chiant", hein! Parce que, bon, parfois ça l'est effectivement, et puis parfois, c'est sympa. Figure toi que j'ai été à un concert de piano, que du Schubert toute la soirée, bon moi, Schubert, c'est pas mon préféré mais quand même j'ai passé un bon moment. Surtout que le pianiste, il ressemblait très exactement à Nestor dans Tintin. Et du coup, c'était trop rigolo de le voir en vrai. En plus il avait des chaussures tellement vernies qu'on aurait dit qu'elles étaient en strass. Une sorte de Nestor-Claude François quoi... Euh... c'était quoi la question?

 

- Donc c'est des invitations pour des trucs chiants?

- Ah oui, c'était ça. Euh non, je veux dire... Je disais oui pour la question, hein. Donc non, pas que des trucs chiants, y'a des invitations pour des expos, des visites de musée, des concerts de tous genres, des places de cinéma, de matchs de foot ou de rugby, ou des entrées au théâtre. On essaie de trouver des spectacles variés, qui puissent plaire à de nombreux usagers...

- Ok, ben ça a l'air cool. Et toi, tu fais quoi là-dedans?

- J'ai été embauchée comme animatrice. Je vais organiser des genres de permanences dans les structures sociales pour présenter les spectacles, donner envie aux bénéficiaires d'y aller, et les rassurer sur leur droit à l'accès à la culture. Et puis essayer de réveiller leur créativité aussi, leur curiosité. Les faire s'exprimer sur les spctacles auxquels ils sont allés, pour que les partenaires culturels se rendent compte de l'importance de leur démarche. Les places offertes, c'est vraiment une bouffée d'air pour des gens qui étouffent dans leur vie. Une pause dans les tracas quotidiens. Quand on passe sa journée à se demander où on va dormir le soir, ou comment on va nourrir ses gosses, c'est une vraie coupure de passer deux heures dans une piscine, ou un moment au chaud dans une salle de cinéma. Mais ça, si les bénéficiaires ne le disent pas aux partenaires culturels, ces derniers ne s'en doutent pas, et se focalisent surtout sur les places offertes qui n'ont pas été utilisées.

- Je vois... Et moi, tout ça, en quoi ça me concerne?

- Ben déjà, ça ME concerne. Et si t'es là, c'est que tu t'intéresses un minimum à ce que je fais quand même, parce que tu m'aimes bien, quoi. Mais si. Non? Ben tu me trouves drôle, alors? Même pas un petit peu? Ben, je sais pas moi, tu t'es perdu ou quoi? Tu cherchais Jeanne Calment sur Google, et t'es arrivé là? Ben écoute, bienvenue! Va voir les autres pages, ce sera peut-être plus clair... Ou plus drôle!!

Et puis sinon, ben, ça te concerne si t'es dans une asso qui organise des spectacles, des festivals, des concerts, des matchs, si ça te branche, tu peux t'inscrire sur le site web et pis filer des places. Et pis, si tu travailles dans une structure sociale, tu peux expliquer mieux que moi ce que c'est voir si ça peut être intéressant pour tes usagers. Et pis sinon, ben, je sais pas moi, tu peux crâner en soirée parce que peu de gens connaissent! Et si jamais tu croises Abd Al Malik, tu peux lui dire que c'est vachement bien d'être parrain de ça, et il sera tellement étonné que tu connaisses qu'il t'offrira un verre et tu lui feras signer des autographes et tu m'en prendras un pour moi avec écrit "à Pierrette Bourge, quel talent sidérant, je veux trop qu'on se rencontre et qu'on fasse un texte ensemble! signé : Abd Al Malik, ton fan number one"...

- D'accord, ça me semble assez clair. Je crois que j'ai plus trop de questions là... Merci Pierrette Bourge.

- Je t'en prie, c'est toujours un plaisir. Par contre, la prochaine fois, reviens avec quelqu'un qui sait mener un interview, chais pas moi, mobilise Laurent Delahousse, ou Claire Chazal quoi...

- Ok, j'en parlerai avec Abd Al Malik, mon nouveau pote; lui il a des relations... Quant à toi, calme un peu la caféine, parce que là, tu parles pour deux, et ça risque de devenir fatigant... 

Allez, bisous!

 

 

 

11 décembre 2013

Nouveau travail, vie intérieure et bernard l'hermite.

Je ne me lasse jamais de m'émerveiller devant l'extraordinaire et insondable immensité de la vie intérieure qui anime chaque être humain (et j'écoute attentivement 2 heures par jour France Inter, ce qui peut, je le concède, influencer ma pensée et mon style d'écriture).

Parfois, cette richesse, tirée d'on ne sait où, se heurte aux façades grisâtres de la misère intellectuelle, aux murs ternes érigés par la télévision, aux besoins bassement pratiques d'un corps qui réclame, aux barrières que chacun élève dans son petit cerveau, sans trouver la minuscule porte qui ouvre vers tant d'on ne-sait-quoi-et-c'est tant-mieux. Parfois la faim et ses borborygmes étouffent le désir et la curiosité, le froid des taudis gèle l'esprit, et l'humain n'est plus qu'une coquille vide, délaissée par son bernard l'hermite.

Et bien, c'est là que j'interviens! Bon, pas toute seule, un peu de modestie que diable, mais bon, c'est ça, mon nouveau taf !

Plus de renseignements sur le site Cultures du Coeur. La classe, hein?!

Et puis, notre parrain c'est quand même le bel Abd Al Malik, quoi. Et ça, c'est pas rien; c'est un peu mon collègue, quoi. Et ouais, vous êtes épatés là !!

abd-al-malik01

 

 

abd-al-malik09

 

 

 

 

 

Oh, et puis faut que je vous parle de calendrier de l'Avent, aussi. Avant que Noël soit passé quand même...

Allez, bisous!

21 novembre 2013

Pierrot, Renaud et carnaval de Rio (pour la rime)

Ce matin, avant même d'être à moins de 100 mètres de leur porte, je les entendais déjà s'engueuler. Cette voisine est mignonne, hein, mais elle passe son temps à se disputer avec son mec (qui est aussi le père de son enfant depuis quelques mois. Non pas qu'elle ait changé d'avis sur l'identité du géniteur, mais bon, ça se fait que quelques mois qu'elle est maman et par voie de conséquence, qu'il y a un papa). Or, autant son mec a l'air très sympathique quand je le croise dans la rue, autant là, à 7h30 du matin, les "salope! de toute façon, tu t'es tapée tout le quartier", ça me donne pas envie de boire un coup avec lui. Attention, je veux pas dire que la petite est toute innoncente non plus, hein, mais bon j'ai pas besoin d'être mêlée à leurs affaires de couple, et vu le volume sonore, je suis un peu obligée de subir. En plus, son information est totalement erronée : elle ne s'est pas tapée tout le quartier. PAr acquis de conscience, j'ai demandé à un autre voisin, un qui est vraiment sympa et qui s'engueule peut-être avec sa meuf mais sans forcément me mettre au courant, et il m'a certifié que "non, non, pas lui, mais c'est vrai que c'est un peu lourdingue, ces engueulades publiques".

Bref, cette petite voisine, je l'ai croisée un jour de vide-grenier et elle était déguisée en Pierrot. Déjà, je comprends pas trop le délire d'aller déguisé à un vide-grenier. Sauf si c'est un vide-grenier déguisé, ce qui pourrait être une idée marrante. Ou alors c'était carnaval et je m'en étais pas rendu compte. Ou alors, elle avait eu super envie de se déguiser le matin, et puis elle s'était dit "ben tant pis, j'ai trop envie, et si les gens du vide-grenier sont pas contents, c'est pareil", ce qui est un acte de courage et une preuve de grande indépendance d'esprit. Ou alors elle est comme les gosses à qui on vient d'offrir un costume de Spiderman et qui le garde trois jours d'affilée sur eux, même pour dormir, même pour aller à l'école, sous le pull, et qu'il faut se battre avec eux pour le leur enlever au risque que le lycra ne fusionne avec la peau.

Pierrot, donc. Franchement, expliquez moi le délire de Pierrot. Y'a plein de mamans qui déguisent leur gamin comme ça. Avec la face toute blanche et la larme sur la joue. Mais quoi? Tu trouves qu'il pleure pas déjà assez, ton gosse?!

A carnaval, quand j'étais petite, c'était soit des pierrots soit des princesses chinoises. Non mais, princesses chinoises, quoi. Bon, aujourd'hui, je vais concentrer ma rage sur les pierrots, hein, chaque chose en son temps.

Ma grand-mère en avait un dans sa chambre, et puis mon autre grand-mère aussi. Et puis chez ma tante, y'en avait un aussi, et juste à côté, y'avait aussi un tableau d'un genre archi-connu (ou peut-être que dans ma tête et dans les carnets de Monsieur Manatane) le genre "enfants en pleurs façon Poulbot". En l'occurence, c'était une petite fille et le tableau ressemblait un peu à ça :

Peintures d'enfants en pleurs

 

 

 

Et je me rappelle de m'être demandé si elle pleurait parce que Pierrot pleurait, ou si c'était l'inverse, ou s'ils s'étaient fait enguirlandés pour la même bêtise. Mais bon, bref, ce que je voulais dire, c'est qu'à une période, tout le monde était obsédé par ce foutu Pierrot. Y'avait des Pierrots dans toutes les maisons, et sous toutes les formes : en tableau, en poupée, sur des taies d'oreiller, et bien sûr au carnaval. Je me souviens particulièrement du carnaval de 1989. Mon petit frère et moi, on avait des supers déguisements : lui en Davy Crocket (mais si vous savez, l'homme qui n'a jamais peur et qui a un raton-laveur mort en guise de chapeau, vous vous souvenez?) et moi en Marianne (bi-centenaire de la révolution française oblige). On avait la grande classe, Frangin avait un gilet en faux-cuir avec des franges et le bonnet en raton-maveur qui rappelait Capucin dans Candy, et moi avec mon bonnet frigien en papier crépon et une tête en polystyrène fichée au bout d'un manche à balai. Je me rappelle que j'étais hyper fière de nous.

IMG

(Là, c'est moi, à côté du petit Chaperon Rouge, du marin, et du 10ème Pierrot)

 

Y'a eu le défilé dans les rues du village. Et puis y'a eu le concours de déguisements, devant l'école. Et qui a gagné? Devinez! Ben oui, une princesse chinoise et un foutu Pierrot. Bon, statistiquement, ça se défend puisqu'il devait y avoir 8 princesses chinoises et 12 pierrots, mais bon, zut quoi.

Moi Pierrot, je le connaissais surout avec la superbe chanson de Renaud. Et puis celle de l'ami Pierrot aussi, qui a perdu son chat à qui on demande une plume pour écrire un mot mais qui n'a pas de briquet ( je cherchais pas mal le rapport entre la plume et le briquet. J'ai compris plus tard, un jour de coupure d'électricité). Et puis, Pierrot a disparu de ma vie. Le carnaval ne m'avait pas tant traumatisé que ça. Mais vers la cinquième, en cours, on nous a parlé de la Commedia Dell' Arte, et là, l'ami Pierrot a réapparu.

Dans la Commedia Dell'Arte, Pierrot est donc un valet bouffon, un peu l'équivalent de notre Scapin à nous, quoi. Sauf qu'il est moins fourbe, plutôt naïf, peureux, et fleur bleue. Et dans la lune bien entendu, ce qui fait qu'il est à l'origine de bon nombre de quiproquo.

C'est le rival d'Arlequin, le gars avec un habit en losanges multicolores (autre déguisement chéri des gosses sauf que là, celui qui coud le déguisement doit être patient et un peu doué aussi). Sauf qu'Arlequin a la figure noire de suie, et Pierrot blanche de farine (apprenti boulanger). Et puis Arlequin, lui aussi est un valet bouffon, mais plutôt rusé, optimiste, il trouve des solutions à tous ses problèmes et ne pense qu'à s'empiffrer. En fait, si Pierrot et Arlequin sont rivaux, c'est parce qu'ils sont amoureux de la même donzelle, la belle Colombine.

Colombine est une servante aussi, bavarde, piquante et vive. Si j'ai tout bien compris, Colombine est blanchisseuse. Elle travaille donc le jour, alors que Pierrot le boulanger travaille la nuit. Et même s'ils s'aiment, au bout d'un moment la Colombine, ça la gonfle de jamais voir son bonhomme. Et comme elle veut pas tenir la caisse de la boulangerie, elle quitte Pierrot pour sortir avec Arlequin.

Michel Tournier, celui qui a écrit "Vendredi ou les limbes du Pacifique", explique ainsi la chanson Mon Ami Pierrot dans son conte "Pierrot ou les secrets de la nuit" : Colombine est donc partie avec Arlequin, en roulotte pour leur voyage de noces, mais c'est pas non plus la panacée. L'hiver arrive. Colombine reçoit une lettre de Pierrot qui la supplie de revenir. La boulangerie a bien changé, elle est toute décorée, pleine de lumières. Colombine fond à nouveau. Pour célébrer son retour, Pierrot lui confectionne une Colombine géante en brioche (ça, c'est un homme qui sait parler aux femmes). Dehors, devant la porte de la boulangerie, Arlequin se les caille et chante pour que son ami Pierrot lui ouvre la porte pour l'amour de Dieu. Et Pierrot s'exécute parce qu'il est bonne pâte, ce qui, rappelons le, est le comble du boulanger d'après les blagues Carambar.

Y'a pas trop de fin à cette histoire, je crois. Si ce n'est que, dans la Commedia Dell'Arte, Colombine reste avec Arlequin. Et Pierrot est condamné à pleurer sur cet amour perdu. Heureusement qu'il a Renaud, le pauvre...

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